Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 18:25

Glen Affric et les vallées parallèles (nord et sud) sont des endroits magnifiques.

Nous avons recherché au sud, du côté de Corrymony, la black grouse ou tétras lyre. Malgré des traces, crottes et plumes trouvées nous ne verrons aucun oiseau.

Une halte le long du lac de Glen Affric nous permettra de réaliser une approche extraordinaire sur 2 cerfs.

En fin de journée, nous décidons de camper "sauvage" au bord de Glen Affric.

Comme il est un peu tôt  pour déguster la traditionnelle "bière du soir" nous partons en repérage en suivant tout bêtement la route à pied. A peine quelques centaines de mètres plus loin, nous apercevons deux cerfs en velours en contrebas.

Je tente une approche dans la bruyère malgré mon absence de camouflage et les cerfs semblent tolérants !

Mètre par mètre je me place à distance de plus en plus réduite.

 


 

Cherchez bien il y a bien 2 cerfs sur l'image…

 

Les deux animaux ne semblent pas vraiment inquiets, mon approche est tout de même très lente mais ils me voient très bien, je ne fais aucun geste brusque (malgré les midges qui me tournent autour!).

 


 


 

J'approche jusqu'à une dizaine de mètres, je suis fasciné par leur tolérance, ils mangent des rameaux de bouleaux tout en me surveillant du coin de l'œil.

 


 


 


 

Une  malencontreuse erreur lors du formatage de mes cartes CF m'a fait perdre toutes les images de cette rencontre, les images ci-dessus sont de ma compagne qui était placée derrière moi à 10 mètres environ.

Plus tard dans la soirée, alors que nous dégustions café et brownie dans le camping-car -a l'abri des midges particulièrement agressifs ce soir là- nous avons vu les 2 cerfs arriver tranquillement sur la route !

Malheureusement les occupants de l'autre camping car garé prés de nous durent les effrayer car ils changèrent brusquement de direction.

Je les ai repérés de nouveau un peu plus loin, mais la lumière était vraiment limite pour la photo.

 


 

Le lendemain, l'exploration d'une vallée plus au nord, Glen Cannish, me consolera de la perte de mes images de  la veille (je hais les videurs de carte sans écran de contrôle !) puisque nous rencontrerons un cerf en plein jour.

 

Sitôt repéré je m'équipe et le contourne par l'ouest pour être à bon vent.

Le terrain est vallonné, couvert de bruyères et de fougères, parsemé de quelques rochers et je peux m'approcher lentement.


 

Je voudrais faire un portrait de l'animal dans les fougères, cette image est présente dans ma tête depuis pas mal de temps…

 

J'arrive à me rapprocher très près mais l'animal broute, je l'entends mais je ne le vois presque pas.

 

Un andouiller en velours dépasse des fougères.

 


 

Puis il lève la tête lentement.

 


 

Le bruit du déclenchement ne peut pas lui échapper à présent. Il tend son cou au maximum.

 


 

Je dois être à 5 mètres de lui, tapi dans les fougères en tenue camouflage intégrale. C'est un grand moment d'émotion, je déclenche avec parcimonie pour ne pas l'effrayer.

Il va se déplacer de quelques mètres et recommencer à brouter tranquillement.

 


 


 

 

 

Je reste encore un grand moment en sa compagnie

 

 

 

 

 

Puis il s'éloigne sur un autre versant.

 

Eric Breyton

Par Eric Breyton - Publié dans : Voyages - Communauté : La nature et ses secrets
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /2009 22:06

Handa Island

 

L'île de Handa, à l'ouest des Highlands, est une réserve intégrale, on y accède en bateau et on s'y promène à pied sur un sentier de 6 kms.

C'est une des plus grandes colonies de guillemots d'Ecosse, accompagnés de macareux, de pingouins torda, fulmars et mouettes trydactyles.

Les labbes ont fait des prairies de l'île un endroit où élever leurs couvées.

 

Le petit port depuis lequel on accède à l'île :

 


 

Après une traversée courte et plus ou moins mouvementée (le centre du bateau étant le meilleur endroit pour éviter d'éventuels embruns) les rangers nous accueillent pour un briefing, les dernières observations et les conseils d'usage.

 

Une grande partie des sentiers en zone humide est recouverte de planches ce qui permet d'éviter le piétinement de ces zones sensibles.

 


 

Les grands labbes sont bien présents, en pleine période de nidification et défendent leurs nids, interdiction de sortir des sentiers !

 


 


 

Les labbes parasites sont présents également et assez peu farouches.

J'ai pu faire cette série de photo en m'approchant progressivement sur le sentier, trépied déplié, jusqu'a 6 mètres environ

 


 


 


 

L'arrivée au nord de l'île permet de découvrir des falaises occupées par des milliers de guillemots qui blanchissent de leurs fientes les rochers. Avant la vue des oiseaux c'est le bruit et l'odeur qui annoncent leur présence…

 


 

A cause du vent et de la verticalité des falaises, la station debout n'est pas conseillée, il vaut mieux attacher son chapeau (recommandé contre les bombardements aériens!) et s'accroupir.

 


 

La vue est tout simplement extraordinaire, c'était ma "première" sur une colonie de cette importance et je ne suis pas prêt de l'oublier !

 


 


 

Certains oiseaux nichent plus haut sur les falaises, les fulmars boréaux notamment, c'est l'occasion de faire quelques portraits.

 


 


 


 

Les guillemots côtoient les macareux et les pingouins torda

 


 


 


Les falaises sont réellement impressionnantes, attention à l'herbe humide et au vertige

 

 

 

En suivant la côte Ouest, sur le sentier, il est possible de trouver des endroits plus propices à la prise de vues.

 

Ce macareux a bien voulu accepter mon approche respectueuse.

 

 


 

Les reflets de l'océan affolaient un peu la cellule, il a fallu prendre la mesure d'exposition sur l'oiseau.

 


 


Ces guillemots protégeaient leurs poussins du soleil

 


 


 

Et ce pingouin torda faisait sa toilette

 


 


 


 


 

Le retour vers la plage d'embarquement se fait sur le côté Sud de l'île ou les prairies sont toujours le territoire des  grands labbes.

 


 


 


  Celui-ci a décollé au-dessus de nous, grand moment ou l'on se rend bien compte de l'envergure impressionnante de l'oiseau (125 à 140 cm).

Nous avons observé aussi une colonie de sternes arctiques, trop loin pour la photo.

Par Eric Breyton - Publié dans : Voyages - Communauté : La nature et ses secrets
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /2009 16:57

Ben Loyal

 

Après ces bons moments passés avec les oiseaux de mer, direction l'intérieur des terres et le massif autour du Ben Loyal.

Ce sont de grandes étendues de landes à bruyères, de tourbières et de lacs, les seules forêts étant cultivées et protégées par des clôtures de 2 mètres.

Au bord d'un lac nous trouvons des oies sauvages, en groupe familial, 2 adultes et les oisons de l'année.

 


Sur la route une biche semble vouloir traverser devant nous, puis saute une clôture avant de disparaître.

 


 

Une place est libre pour stationner le véhicule et nous décidons de passer la nuit au bord d'un lac.

 


 

En pleine activité de préparation du repas (çad en plein apéro !) je regarde par la fenétre et aperçois des bois de cerfs se découper sur une crête

 


 

Branle bas de combat dans le camping car, j'abandonne ma Guinness, je m'équipe rapidement, passe très (trop) vite un peu d'anti-midges sur ma peau et commence mon approche le long de la route, à l'abri du talus.

Je m'aperçois rapidement qu'il y a 8 cerfs d'âges différents espacés sur la colline et je ne donne pas cher de mes chances d'approche dans ces conditions.

Le terrain est détrempé, comme me l'indiquent mes baskets pleines d'eau, c'est un mélange de bruyères, de mousses et de quelques graminées.

Aucun buisson, de rares cailloux, il va falloir ramper une fois l'abri du talus abandonné.

Je repère une petite éminence qui me semble propice et entame une lente reptation, les animaux me facilitent la tache en broutant consciencieusement.

Le vent est de trois-quarts a peu prés, s'il n'y a pas de rafales ça devrait aller…

 


 Je m'installe sur la surface de mousse plus claire sous le soleil.

Les cerfs sont en velours, la peau qui recouvre les bois est encore présente a cette période de l'année.

 


 


 

Ils lèvent la tête par moment et prennent le vent provenant du véhicule dans lequel les côtelettes continuent de griller !

Les nuages passent et modifient sans cesse la qualité de la lumière.

 


 


 


 

Je suis bien installé sur mon petit sommet, allongé dans la bruyère et la mousse, dévoré par les midges à chaque endroit où ma peau est découverte (pas pris le temps de mettre des chaussettes par exemple….)

 

Je tente de profiter au mieux de ce moment extraordinaire, les cerfs ne m'ont pas repéré, ils sont bien plus intrigué par le véhicule, j'ai vraiment bien fait de me décaler de l'axe de celui-ci en suivant la route.

 


 


 


 

Il y a plusieurs âges mêlés dans cette bande de mâles

 


 


 

Il n'y a pas que moi à souffrir des attaques d'insectes.

 


 

J'ai eu peur que celui ci ne me repère.

 


 

Mais la traditionnelle période d'immobilité complète le rassure et il se remet à brouter.

 


 

Non sans jeter des coups d'œil de temps en temps dans ma direction

 


 

 


Un autre fait une petite sieste

 


 

Le groupe se dirige derrière une crête en broutant. Une dernière alerte avec celui-ci qui semble avoir perçu quelque chose.

 


 

Puis se rassure aussi

 


 

Et ils disparaissent, je suis resté 2 heures avec eux, j'ai l'estomac dans les talons et les chevilles en feu, mais je suis pourtant très heureux en retournant vers le véhicule.

 


 

Eric Breyton

Par Eric Breyton - Publié dans : Voyages - Communauté : La nature et ses secrets
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /2009 00:00

Duncansby Head et Dunnet Head

 

Notre voyage se poursuit vers le Nord et nous visitons Duncansby Head sous un crachin persistant.

Les oiseaux marins nichent sur ces falaises et la tâche du photographe est facilitée par le découpage des falaises, il est facile de se poster en face d'une paroi, à quelques mètres des oiseaux tellement la côte est découpée.

 


 

A l'arrivée sur le site l'odeur de guano qui monte des falaises ne laisse aucun doute quand aux occupants…

Les principales espèces présentes sont les fulmars boréaux, les macareux moines, les guillemots, quelques pingouins torda, les goélands, le grand labbe…

 

L'emploi du trépied permet de faire quelques images malgré la grisaille et la pluie

 


 

Les fulmars nichent en haut des falaises et sont les plus accessibles pour la photo

 


 

Les macareux se tiennent plus bas sur la falaise

 


 


 

L'accès au bord de falaise est aisé mais ne doit pas faire oublier la prudence nécessaire

 


 

Une balade dans la lande nous permet de découvrir des traces de repas d'un grand labbe

 


 

Nous le trouvons sur une petite colline, guettant les environs

 


 

Après une nuit passée à Dunnet head nous retournons vers Duncansby head qui offre plus de possibilités photographiques.

 

 


 

Un chevreuil nous regarde passer depuis un champ d'orge

 

Cette fois ci le soleil est au rendez-vous et je me concentre sur les macareux et les fulmars

 


 

Les macareux moines (Atlantic Puffin)

 


 


 


 


 


 

Les fulmars boréaux (Northern Fulmar)

 


 


 


 


 

Certains fulmars passent à moins d'un mètre de moi, de leur vol glissé, les macareux semblent tomber vers l'océan lorsqu'ils se lancent de la falaise en battant frénétiquement des ailes. Ces sont vraiment des moments magiques à vivre.

Par Eric Breyton - Publié dans : Voyages - Communauté : La nature et ses secrets
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /2009 18:39

Après une longue absence des colonnes de ce blog pour cause d'actualité photo chargée, je reviens vers vous avec quelques images ramenées des Highlands, vous savez ce bout de paradis pour photographes niché tout en haut de l'Ecosse.

En effet nous avons fait une escapade de 15 jours au mois de juillet dans cet endroit magnifique.

Les images sont pour partie l'œuvre de ma compagne, Mireille, qui est beaucoup plus douée que moi pour saisir la beauté des paysages. Elle travaille avec un Nikon D90, un 18/105 Nikkor et le 100/300 Nikkor.

 

Rencontre avec la loutre.

Le deuxième jour de nos vacances, alors que nous montions vers le nord en suivant la côte est des Highlands, nous apercevons des phoques échoués sur une langue de sable. Malgré la pluie qui commence à tomber, nous nous arrêtons.

 

Photo Mireille

 

Des mouvements dans l'eau attirent mon attention et les deux premières photos ne laissent plus de doute sur l'animal ici présent.

 

 

   

Ce dos arrondi et cette queue qui dépasse lorsque l'animal plonge dans les eaux de la marée montante appartiennent à la loutre !

Elle est en pleine partie de pêche et nous profitons de ses plongées pour nous approcher de l'eau en glissant sur les algues et les rochers.

 

 

 

Elle n'est pas la seule à profiter des ressources de ce coin de pêche.

 

Un phoque est également en chasse.

 

L'averse se fait plus violente et la loutre choisit ce moment pour sortir de l'eau afin de déguster une proie plus grosse, un crabe sans doute.

 

Elle se rapproche de Mireille pour venir s'installer en face d'elle !

 

Photo Mireille

Elle va ainsi déguster longuement sa proie.

Photo Mireille

 

 

Photo Mireille

Ça craque sous la dent !

 Sa proie finie, elle retourne pêcher dans le courant.

Je reste encore un peu sous la pluie pour prolonger ces instants magiques, puis l'animal disparaît sous l'eau.

Eric Breyton

 

Par Eric Breyton - Publié dans : Voyages - Communauté : La nature et ses secrets
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Catégories

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés