Malgré la météo calamiteuse promise pour samedi je suis "monté aux chamois", la période du rut est bientôt là et je voulais observer leur comportement.
Un vent très fort m'a accueilli au sommet avec des rafales qui parfois me déséquilibraient. Peu de lumière hélas sous un ciel très couvert mais le bruit du vent a facilité mon approche. Les animaux ne semblaient pas gênés par ces rafales, ils continuaient à s'alimenter tranquillement, accroissant leurs réserves en prévision de l'hiver.
Voici une illustration d'un stratagème couramment utilisé par le chamois qui a cru voir un mouvement, phase 1, il fixe l'endroit suspect intensément pendant plusieurs minutes s'il le faut :
Bien entendu il ne faut absolument plus bouger pendant ce temps, ensuite le chamois se remet à brouter :
Pour mieux relever la tête brusquement, surprenant le photographe impatient…
Souvent aussi ils s'arrangent pour garder l'endroit suspect dans leur champ de vision latéral.
Une petite éclaircie de 10 minutes est venue éclairer la montagne. 2 images, d'abord sans lumière :
Et avec lumière :
Cette chèvre m'a gratifié d'un mouvement d'oreilles assez drôle
Attitude typique d'un chamois qui hume le vent à la recherche d'une odeur
Les cabris de l'année adoptent la position agenouillée pour mieux brouter
Ce cabri semble perdu au milieu du pâturage mais sa mère n'est pas loin, les relations "mère/enfant" sont très fortes chez cette espèce.
Le dimanche la météo annonce un mieux, je remonte donc voir les chamois.
Lorsque j'arrive au sommet à l'aube le ciel s'embrase au dessus des montagnes.
La lumière est bien meilleure qu'hier mais le vent ne couvre plus aussi bien les bruits, c'est le déclenchement du boitier qui a donné l'alerte à cette chèvre.
Le mâle dominant commence à adopter des postures de rut.
Le pelage d'hiver n'est pas encore tout à fait prêt chez cette chèvre
Le chamois se déplace avec facilité sur la neige pourvu qu'elle ne soit pas trop profonde et poudreuse.