Ongulés de l’été : mouflon, cerf, chevreuil, isard, chamois, bouquetin…
J’ai eu la chance cet été de pouvoir observer et photographier presque tous les ongulés sauvages présents en France, il en manque tout de même un, saurez-vous trouver lequel ?
Sur la route des vacances, nous avons fait halte dans le Parc naturel régional du Haut-Languedoc, peuplé de mouflons introduits qui se plaisent dans ce biotope escarpé.
Un petit troupeau de femelles accompagnées de jeunes de l’année se tenaient à l’ombre d’un pic rocheux.

Après avoir fait le tour du rocher, une des mouflonne suitée revient se mettre à l’ombre , juste en face de moi

Elle n’est pas très tranquille mais décide de se coucher tout de même après un long temps d’observation pendant lequel je reste rigoureusement immobile.
Une autre femelle m’observe sur le côté du rocher.

Premier matin en vallée d’Aure, dans les Pyrénées, première chevrée d’isards.
Une approche très physique, montée « dré dans l’pentu »* pour rester à l’abri d’un mouvement de terrain. J’ai l’impression que le bruit de soufflet de ma respiration est énorme, mais je suis à bon vent et je peux relever très doucement l’appareil sur le monopode pour faire ces quelques images.


La lumière est magique, la chèvre magnifique dans sa livrée d’été, beaucoup plus fine que les chamois alpins, elle me fait penser à une antilope.

Deux cabris tout jeunes l’accompagnent, ils ont vite fait de me repérer et de la rejoindre.
C’est la tête pleine d’images de cerf que je débute cette balade, toujours en vallée d’Aure. En effet ce matin j’ai acheté le magazine Terre sauvage, séduit par une photo de cerf de Laurent Nedelec en couverture, pendant que ma compagne achetait son magnifique livre sur les Pyrénées http://www.editionshesse.com/catalogue/index.php?q=nedelec
C’est en révassant-étant donné notre départ tardif- que j’arpente les sous bois couvrant les bords d’un torrent, quand, sur le versant d’en face surgit soudain une biche ! Je change en catastrophe d’objectif puisque j’avais mis mon grand angle dans l'idée plus "raisonnable" de faire des photos de paysage.

Elle est accompagnée de son faon, c’est mon premier faon aussi jeune, j’en ai les mains qui tremblent ! Heureusement j’ai pu m’accroupir sans me faire remarquer et utiliser le monopode !

Le faon cherche un coin confortable parmi les fougères et les bruyères, puis se couche et disparait à ma vue.

Sa mère est harcelée par les mouches, elle se couche dans les herbes, juste au dessus des embruns du torrent qui la rafraichissent. Torrent for utile puisqu'il l’empêche aussi de m’entendre, j’ai du mal à me stabiliser dans cette pente de graviers.
Un petit pin gros comme mon pouce me retient au dessus du vide en calant ma chaussure.

Elle est juste en face de moi, à ma hauteur et je reste presque une heure en sa compagnie.

A un moment mon odeur a dû lui parvenir car elle a scruté la pente ou je me tiens accroupi, bien camouflé derrière mon écharpe-filet Jama (en voila un achat indispensable pour le photographe nature !).

Puis elle repart lentement, passant tout près de son faon qui n’a pas bougé d’un poil.

C’est dans la forêt landaise, au beau milieu du lotissement de maisons où nous logions que ce joli brocart est apparu.
Pas de répit pour le photographe, j’ai du abandonner précipitamment ma tasse de café pour approcher entre les pins, sans me soucier du vent puisque la clairière était entourée de maisons, toutes occupées pendant les vacances !

Il cherchait quelques pousses d’herbes sans doute savoureuses.

De retour dans mes montagnes je profite d’un weekend ensoleillé pour rendre visite aux bouquetins en compagnie d’une amie.
Un ami m’avait signalé un grand groupe de mâles et nous les recherchons en vain le long des falaises.
Une petite chevrée d’étagnes se découpe sur une crête, elles sont accompagnées de jeunes cabris.
Nous décidons d’un commun accord de ne pas tenter d’approche, le terrain ne présente pas de cache possible et puis surtout, elles ont nerveuses et risquent d’entrainer les cabris dans les pentes pour nous fuir.
Un peu plus loin 3 jeunes étagnes se prélassent au soleil.


Même au milieu d’un pré, elles trouvent des cailloux à escalader !


C’est heure de la sieste.

Puis elles décident de rejoindre la falaise en observant d’abord le terrain :

Quel est le plus court chemin ? Tout droit !

« Nananére tu pourras pas me suivre » !

Je suis toujours impressionné par la précision de leurs prises d’appui, observez sa patte postérieure gauche, les onglons enserrent l’arête du rocher.


C’est dans les nuages que j’ai rencontré ce chamois, l’autofocus avait beaucoup de peine à se verrouiller sur lui tant la brume était dense par moment, j’ai du faire quelques images en manuel.


Il a bien toléré mon approche à vue, s’arrêtant de ruminer pour m’observer par moment.


Alors, vous avez trouvé ? Quel est l’ongulé qui manque dans cette liste ?
Eric Breyton
* »Droit dans la pente ».