Balades et affûts

Dimanche 8 novembre 2009

Le rut du chamois est commencé et je n'avais pas encore pris le temps leur rendre visite, c'est chose faite depuis ce matin malgré un temps neigeux.

La nuit est claire, une fine couche de neige recouvre le sol et je suis prêt a aller retrouver les chamois lorsque j'aperçois des phares en contrebas :" M….. Voila du monde !" fut ma première pensée.

Mais c'est l'ami Fred qui arrive ( acontrevent )! Super, on va pouvoir partager cette sortie !

Le timing est parfait, juste avant le lever du jour, on va aller se mettre en place avant la belle lumière…

Fred me fait remarquer les gros nuages bien noirs à l'ouest, ils arriveront avant la lumière du jour sur nous.

Après un rapide repérage nous contournons une crête qui coupe le vent d'ouest pour trouver les premiers chamois, couchés sur le sentier !

 


 

Il y a vraiment très peu de lumière, j'arrive a peine à avoir 1/100 a 1600 iso, heureusement la crosse sur laquelle j'ai monté l'appareil me permet de rester rigoureusement immobile le temps de prendre la photo.

 


 

Les chamois passent au dessous de nous et la neige commence à tomber.

 


 

Nous poursuivons notre chemin vers l'est et Fred repère un chamois dans la pente au dessus de nous.

 


 

C'est un jeune, tout juste éterlou, il est forcément accompagné et nous décidons de monter dans les rochers pour arriver à sa hauteur.

 

Après un peu d'escalade nous nous arrêtons pour reprendre notre souffle lorsque le jeune se précipite dans notre direction.

 


 


 

Je rate quelques images alors qu'il passe à une dizaine de mètres, descends puis remonte sur notre gauche pour passer une barre rocheuse.

 

 

 

 

 

Quelques autres chamois descendent plus calmement pour passer au dessous de nous

Ce mâle a une oreille déchirée.

 

 

 

Nous continuons à grimper malgré le terrain qui devient difficile, glace sur les rochers et neige qui recouvre le tout.

Un cabri est au dessus de nous, sa mère ne doit pas être bien loin.

 


 

En fait il y a 2 femelles et 2 cabris

 


 

Leurs cornes ont la même taille mais leur morphologie diffère, l'un est plus gros que l'autre, peut être un mâle ?

 


 

Les femelles les accompagnent tranquillement vers une cheminée.

 


 

L'une d'elle prend même le temps d'un grattage sous le ventre.

 


 

Un autre cabri est un peu au dessus mais le temps se gâte, les averses de neige se font plus intenses.

 


 

Le retour sera difficile, face au vent chargé de flocons piquants, par instant je n'y vois plus grand-chose.

Un chamois descend vers nous en pirouettant dans la pente, il a l'air bien excité, sans doute un mâle.

 


 

Fred tente un dernier affut sur un groupe de chardonnerets qui se nourrissent sur les plantes sèches malgré la neige qui redouble.

 


 

Mais les oiseaux ne seront pas coopératifs, ils iront se réfugier dans un épicéa au loin.

 

Eric Breyton

Par Eric Breyton
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Vendredi 15 mai 2009

Après avoir fait choux blanc il y a 15 jours dans le Vercors, une approche échouée après une saute de vent défavorable, je décide d'aller voir si les mouflons du Triéves sont plus coopératifs.


Toute l'après midi je chercherais leurs traces lors d'une randonnée en boucle et ce n'est que vers le soir que je les apercevrais dans une prairie.

J'étudie les lieux aux jumelles avant de tenter une approche par le haut du pré, à bon vent.

Camouflé des pieds a la tête avec l'ensemble filet décathlon, cagoulé et ganté, je rampe vers les animaux.

C'est un beau groupe d'une trentaine de têtes qui se restaure de l'herbe nouvelle.


Un beau mâle broute tranquillement




Du bruit sur le chemin en contrebas met toute la troupe en éveil




Deux mâles semblent se consulter sur la conduite à tenir




Finalement le troupeau se met à l'abri d'un petit bois, c'est incroyable la faculté qu'ils ont de se fondre entre les troncs, en quelques secondes je ne vois plus rien.


Je reste en place sans bouger, espérant les voir réapparaitre.

Ils ressortent en effet, plus loin, femelles et jeunes en tête.




Tout le monde broute et la troupe s'étale dans le pré, il est crucial de ne pas bouger, il y a toujours quelques paires d'yeux pour repérer les mouvements. Mais je suis bien installé, à plat ventre dans l'herbe et j'arrive à tromper la vigilance d'une vieille femelle qui me fixe au moins 15 minutes d'affilée. Elle finit par se rassurer et recommence à brouter.




Deux mâles se font des câlins en se frottant l'un contre l'autre








La vieille femelle allaite ses jumeaux




Je décide de les laisser tranquilles et repart en marche arrière, toujours en rampant, c'est beaucoup plus dur ainsi, il me faut remonter la pente !


Je parviens à couvert sans me faire repérer et range mon matériel.

En redescendant je découvre une autre voie d'accès au pré, à travers un bois, je devrais pouvoir m'approcher davantage des animaux.


Me voila reparti pour une séance à plat ventre dans l'herbe, et je parviens tout proche d'une femelle qui vient vers moi en broutant.




Oups, je suis repéré ! Par la mouflonne et par un chien, un jeune Jack russel qui surgit soudain, tout content de découvrir un humain couché par terre !




Le troupeau se sauve dans le bois et j'en suis quitte pour quelques léchouilles enthousiastes de la part de mon nouvel ami !

Par Eric Breyton
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Mercredi 25 mars 2009

Un coup de fil de Jack m'invite à une séance d'affut flottant dans un étang presque vide de cette région, le matériel est vite préparé et nous nous retrouvons au bord de l'eau.

La bonde de l'étang a été ôtée pour le vider mais de l'eau subsiste sur 40 à 50 cm au centre et les bords sont fréquentés par les limicoles et quelques chevreuils au vu des traces.

Le temps est incertain et bien gris par moment mais nous apercevons des chevaliers cul-blanc sur l'autre rive et après quelques enlisements dans la vase nous sommes rapidement à genoux sous nos affuts.




La traversée dans l'eau se fait à genoux en poussant l'affut, les jambes protégées par une paire de waders.

Un des chevaliers semble moins farouche, il continue à rechercher sa nourriture malgré la présence des 2 affuts qu'il n'assimile pas a une forme humaine.

Nous tentons de cadrer malgré le vent qui souffle en rafales et déstabilise l'affut, de garder la ligne d'eau droite et de faire le point sur l'œil de l'oiseau, toutes opérations délicates puisque nous sommes à genoux dans la vase, l'emploi d'un viseur d'angle est bien utile.

Le petit limicole se nourrit de vers de vase en se déplaçant le long de la rive.






Nous le suivons en nous déplaçant en crabe, face à lui.






Une apparition du soleil dans une trouée des nuages illumine la scène pendant un moment.






C'est cet instant que choisi l'oiseau pour faire sa toilette.










Il n'est pas du tout dérangé par notre présence et termine sa toilette par des étirements et un saut.








Mon image préférée dans la série :




Quelques vanneaux passeront dans le ciel et une corneille viendra se désaltérer sans crainte, puis nous regagneront la rive, couverts de vase et enchantés de notre bain de boue.

Par Eric Breyton
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Dimanche 1 mars 2009

J'ai rendu visite aux chamois en cette fin d'hiver, histoire dévaluer l'état des animaux après cet hiver bien chargé en neige.


Je suis accueilli au sommet à l'aube par le grand corbeau.




Le vent vient de l'ouest, assez fort, je me dirige donc vers l'est pour contourner la montagne par le bon coté, la neige gelée est bien porteuse, le soleil émerge juste derrière la barrière alpine, ce sont toujours des moments magiques à vivre.


Un chamois me surprend, il grimpe au dessus de moi, je n'ai pas le temps d'esquisser un geste qu'il a disparu, il me faut grimper sur cette crête pour le retrouver.

Je monte à la façon des alpinistes, face à la pente de neige en creusant pour chaque pied des marches dans la neige, je fais beaucoup de bruit et doute un instant de retrouver les chamois en haut.

Ce sont des crottes fraiches qui m'accueillent au débouché de la pente.




Ils sont là, a quelques mètres, deux chèvres qui redescendent en 3 secondes ce que j'ai eu tant de mal a gravir !




Finalement j'en vois 4 qui s'en vont tranquillement dans la combe






Je décide de contourner le sommet par l'est, j'ai vu tout à l'heure une silhouette de chamois d'en bas et je vais tenter de l'approcher.


Manque de chance le chamois se dirige droit vers moi, je n'aurais que le temps d'apercevoir ses cornes avant qu'il se détourne.




C'est une petite chevrée qui prend le galop sur vingt mètres avant de poursuivre tranquillement son chemin.





Les animaux sont en bon état sanitaire apparemment, je me refuse à les suivre parce que ça les dérangerais trop, les animaux n'aiment pas qu'on les poursuive.

 Les chances de faire de belles photos sont de toute façon égales à zéro avec une chevrée sur le qui-vive.


J'attends donc qu'ils se soient éloignés avant de suivre leurs traces pour descendre en direction d'un autre secteur.


Je prends le temps de boire un thé brulant, de mettre les raquettes au pieds et de monter mon boitier sur la crosse d'épaule que j'ai achetée chez Jama, je n'ai pas eu encore le temps de la tester en conditions de terrain.


Je me remets en chemin, fait 4 mètres et tombe encore nez à nez avec un chamois !




L'ensemble crosse et appareil "monte" très instinctivement à l'épaule, bien calé ça me permet de faire une bonne rafale de cet animal qui est aussi surpris que moi :




Recadrée parce que trop centrée








Elle (puisque c'est une chévre) plonge au petit trot dans une combe à l'ombre.


Je poursuis mon chemin vers un autre secteur en croisant une trace fraiche de renard. Jamais aperçu dans le coin celui là, pourtant j'ai souvent vu des traces.




Une autre chevrée se détache sur une crête, le terrain m'est favorable, le vent pour moi, je tente une approche lente.


Pendant que je montais, les animaux se sont dirigés vers des plaques d'herbe dégagée par le vent, je ne suis pas repéré et les suit de loin en m'abritant dans les replis du terrain.




Ils disparaissent derrière une crête, ce qui me permet de me rapprocher



Un petit vol d'accenteurs alpins cherche sa nourriture dans les rochers.




J'ai recadrée cette image qui m'évoque la silhouette d'un rapace.





La crosse est bien pratique, il faut juste éviter de déclencher par mégarde lors des déplacements.




Juste au débouché de la crête un des chamois me repère





Je me dissimule un moment et le laisse vaquer à ses occupations

Lorsque je reprends l'approche je parviens dans le dos d'un chamois, il est à l'ombre mais ne m'a pas vu.




Je recule précautionneusement, sa position sur le versant à l'ombre ne donnera pas de belles images, il vaut mieux le laisser tranquille.

En retournant vers mes raquettes que j'avais quittées pour ramper plus commodément sur la neige, je m'aperçois que le reste de la chevrée m'a contourné par le sud.




Je tombe aussitôt à genoux et ne bouge plus du tout, le temps qu'il faudra pour qu'ils voient que je ne représente pas un danger.

A ce moment là ils sont en plein dans mon vent et doivent forcément sentir mon odeur, le vent est fort et régulier, peut être 50 à 60km/heure.


Le cabri à l'air en pleine forme, le poil bien épais, à cet âge là, dans leur premier hiver, ils arrivent à prendre du poids pendant l'hiver, tandis que les adultes en perdent.






Sa mère l'entraine vers les zones déneigées pour essayer de trouver encore quelques brins d'herbe. Ces quelques plaques sont pelées comme une moquette rase, il est temps que la neige commence à fondre sinon les animaux devront se rabattre sur la forêt pour trouver de quoi se nourrir.




Un dernier regard vers moi et il la suit tranquillement.




Eric Breyton

Par Eric Breyton
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Vendredi 20 février 2009

Une visite chez mes parents en Ardèche m'a permis des faires des photos d'espèces peu communes sur mes mangeoires semi-urbaines.

Les conditions de prise de vue sont très difficiles (;-)) : je suis installé derrière une fenêtre, devant un radiateur, la mangeoire est à 2 mètres et les oiseaux se posent dans un pommier à fleurs (Everest) que les merles ont presque débarrassé des ses fruits en cette fin d'hiver.

La présence du double vitrage n'a pas affecté la qualité des images, prise a un angle de 45° environ par rapport à la vitre. 

Outre les mésanges, verdiers, moineaux et pinsons habituels il y avait quelques tarins des aulnes, ici un mâle :






Le chardonneret, toujours aussi élégant :






Les pinsons du Nord sont assez nombreux, ici un mâle qui a presque revêtu son capuchon noir estival




La petite mésange noire, avec sa calotte blanche derrière la tête




Et la star, assez farouche, mais qui fait la loi sur la mangeoire, Monsieur Gros bec, le bien nommé




Les plumes de la tête se dressent à volonté pour intimider les autres oiseaux






Eric Breyton

Par Eric Breyton
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